Peut-on arrêter de fumer avec le magnétisme ?
Par Denis Josserand, magnétiseur et praticien en reboutement au cabinet Synahé, à Grass, au Luxembourg.
Le magnétisme peut avoir une place dans une démarche d’arrêt du tabac. Chez Synahé, Denis utilise pour cette demande un protocole précis, réalisé étape par étape pendant la séance. Certaines personnes n’auront besoin que de ce rendez-vous. Lorsque cela semble nécessaire, une deuxième séance peut être proposée. Mais avant le protocole, Denis commence toujours par comprendre la personne qui veut arrêter.
Ce que Denis voit au cabinet
Pour le tabac, les gens arrivent rarement avec une demande compliquée :
« Je veux arrêter de fumer. »
Certains fument depuis cinq ans. D’autres depuis trente. Certains ont déjà arrêté trois fois. D’autres jamais. Et presque tous savent déjà parfaitement pourquoi ils devraient arrêter.
Je ne vais donc pas passer une heure à leur expliquer que fumer n’est pas bon pour leur santé. Ils le savent.
Ce qui m’intéresse davantage, c’est leur cigarette. Celle du matin. Celle du café. Celle après manger. Celle qu’on allume en voiture sans même y penser. Celle qu’on prend quand la journée devient trop lourde. Celle qu’on partage avec les collègues parce que, finalement, c’est aussi le moment où l’on sort cinq minutes.
Avant de commencer, je veux savoir avec quoi nous travaillons. Parce qu’entre fumer vingt cigarettes par jour depuis trente ans et fumer principalement dans certaines situations, l’histoire n’est déjà plus tout à fait la même.
Ce qui se passe vraiment
L’arrêt du tabac est particulier dans ma pratique du magnétisme. Je ne fais pas simplement une séance générale en me disant : « Aujourd’hui, l’intention sera d’arrêter de fumer. » J’utilise un protocole spécifique.
Il suit plusieurs étapes au cours de la séance. Je garde volontairement le détail de cette méthode dans ma pratique : tu n’as pas besoin de connaître chaque geste pour comprendre comment je travaille. Ce qui compte, c’est que le protocole existe et qu’il est spécifiquement consacré à cette demande.
Une séance, parfois deux
Je commence par une première séance complète. Ensuite, on regarde. Certaines personnes n’auront pas besoin de revenir. Pour d’autres, une deuxième séance peut avoir du sens. Je préfère fonctionner ainsi plutôt que d’annoncer automatiquement un nombre de rendez-vous à tout le monde.
Et je ne promets pas davantage qu’une personne sortira du cabinet en étant définitivement indifférente à toute cigarette. Parce qu’il y a le protocole. Et puis il y a tout ce que la cigarette représentait dans sa vie.
Une cigarette peut avoir pris beaucoup de place sans qu’on s’en rende compte
C’est là que les choses deviennent intéressantes. Quelqu’un peut me dire : « Celle du café, c’est la plus difficile. » Ou : « Quand je suis stressé, j’en allume une directement. » Ou encore : « Au travail, si je ne fume plus, je ne fais même plus de pause. »
La cigarette n’est alors plus seulement un objet que l’on allume. Elle s’est accrochée à des moments. Café = cigarette. Voiture = cigarette. Stress = cigarette. Pause = cigarette. Apéro = cigarette. À force de répétition, le geste finit parfois par arriver avant même qu’on ait réellement décidé de fumer. Et retirer la cigarette signifie aussi rencontrer ces moments autrement.
Et si l’envie revient ?
On regarde ce qui se passe. Une envie ne signifie pas automatiquement que tout est raté. Est-ce toujours la même situation qui déclenche l’envie ? Est-ce un automatisme ? Une période particulièrement difficile ? Est-ce que quelque chose manque depuis que la cigarette n’est plus là ?
C’est justement ce qui permettra de décider si une deuxième séance a du sens ou si la question se situe ailleurs. Parce que je ne veux pas faire revenir quelqu’un simplement pour refaire exactement la même chose. Chaque rendez-vous doit avoir une raison.
On me demande souvent
Est-ce qu’une séance de magnétisme suffit pour arrêter de fumer ?
Parfois, une personne ne revient pas après la première séance. Dans d’autres situations, Denis peut proposer une deuxième séance si cela lui semble pertinent. Il n’existe cependant pas de séance permettant de garantir qu’une personne ne fumera plus jamais. Le protocole est une partie du travail. Ce que la cigarette représentait dans la vie de la personne en est parfois une autre.
La suite du cheminement
Cette page fait partie du cheminement consacré au magnétisme dans la Bibliothèque Synahé. Tu peux également lire :
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Mais avec le tabac, une autre porte s’ouvre. Parce qu’une question peut rester après l’arrêt : si la cigarette me permettait de souffler, de gérer mon stress, de m’accorder une pause ou de traverser certaines émotions… qu’est-ce que je fais maintenant de ce besoin ?
Et c’est précisément là que nous allons changer de regard. Du côté de l’hypnose, la question ne sera plus seulement : « Comment arrêter de fumer ? » Elle deviendra : « À quoi cette cigarette me servait-elle encore ? » Découvrir le regard de l’hypnose sur le tabac
Parce que chez Synahé, nous ne voulons pas simplement retirer un comportement et considérer le travail terminé. Nous voulons aussi vérifier que ce qu’il permettait de maintenir, d’éviter ou d’apaiser n’a plus besoin de chercher une autre sortie.
Denis Josserand. Magnétiseur et praticien en reboutement au cabinet Synahé, à Grass, au Luxembourg. Pour l’arrêt du tabac, Denis utilise un protocole spécifique réalisé étape par étape au cours de la séance. Une deuxième séance peut être proposée lorsque cela semble pertinent.
Le magnétisme est présenté chez Synahé comme une pratique complémentaire de bien-être. L’arrêt du tabac peut nécessiter un accompagnement médical ou tabacologique, notamment en cas de dépendance importante.
